« C’est comme un jour où l’on s’promène et on sent que ça va que l’vent t’entraîne, ce s’rait p’t’être là un endroit pour vivre… » William Sheller.

D’accord : c’est peut-être moi qui vois toujours le verre à moitié plein. J’ai choisi de vivre à Mirabel-aux-Baronnies, en Drôme provençale et d’en faire mon village idéal…

Un village unique où je me sens arrivée là où je devais aller, pour mille et une raisons.

Pour sa lumière provençale bien sûr, mais aussi pour ses reliefs déroutants, son climat incroyable, ses paysages toujours changeants, son histoire et ses habitants pleins de bon sens et de bonté.

Son emplacement idéal aussi, à mi-chemin entre l’historique Vaison-la-Romaine et l’authentique Nyons. Le point de départ d’échappées belles absolument géniales dans la Vallée du Rhône méridionale.

Pourtant chez moi c’est surtout et d’abord dans le Beaujolais, au pied du Mont Brouilly. Toujours au cœur des vignes, bien sûr. Mais à la différence de la vallée du Rhône méridionale, c’est une région où la lumière se cache, se laisse désirer, se mérite ; Elle est partout pourtant, surtout dans le cœur des gens et encore plus dans celui des membres de ma famille, chamarrée et joviale… La semaine dernière, on se rassemblait pour dire au-revoir à l’un des lumignons les plus discrets de la famille – pourtant pas le moins ardent. C’était à la fois très triste et très doux. Un oncle discret, plein d’humour et d’une générosité sans borne…

L’occasion – pourtant mal choisie – de refaire le plein de bons sentiments, de beaux élans, de simplicité et de tendresse.

De retour chez moi, en Provence, dans ce lieu de vie que j’ai choisi et où je vis toute seule comme une grande, j’ai été accueillie par un coucher de soleil indécent. Après deux jours de pluie, le spectacle était trop beau : encore emplie de la tendresse de tous ces gens que j’aime et sans qui je n’aurais pas la moitié de la joie de vivre et de l’énergie qui m’habitent aujourd’hui, j’ai stoppé ma course infernale et me suis posée, le temps d’observer les montagnes nyonsaises qui se paraient d’un or aveuglant … Et au moment où j’allais tourner les talons, un superbe arc-en-ciel est apparu.

Un cadeau, chamarré lui aussi, qui m’a fait penser à ces visages dissemblables, hauts en couleurs et chaleureux. Et à ce que je ne prends peut-être pas assez souvent le temps de leur dire.

Merci à chacun d’entre eux d’être ce qu’il est et de composer ce magnifique kaléidoscope qui fait mon socle et mes racines.

Merci à eux de m’avoir inculqué des valeurs de respect d’autrui, de courage et surtout l’envie de semer la joie autour de moi, comme une petite graine explosive et contagieuse.

YOUPI TOURS c’est un cadeau que je me suis fait à moi-même, après une décennie ou presque à m’entendre dire que je faisais de la sur-qualité, que je « bichonnais » trop les clients, que je passais trop de temps à partager, à accompagner, à raconter.

Aujourd’hui enfin, grâce à eux tout d’abord, puis maintenant grâce à vous, je travaille avec passion. Je prépare chaque sortie avec entrain, je repère chaque petit recoin de Nord Provence en me frottant les mains d’avance comme une gamine espiègle sûre de son coup : « ils vont adorer, c’est sûr ! ».

Cette première saison avec vous tous, locaux, français, voisins limitrophes, étrangers du bout du monde… je dois avouer que ça a été un choc : plus difficile déjà, plus laborieuse que dans mes pires scenarii de travailleuse acharnée, mais tellement plus joyeuse, plus empreinte de connivence, plus connectée, plus emplie d’élans curieux et de gratitude que ce dont je n’aurais jamais pu rêver ! Quel cadeau de vie !

J’ai pris près de 2 000 photos en 8 mois – et encore, en me faisant violence. J’en ai partagé des tas dans des albums privés surprise, sur lesquels je bossais jusque tard, ou bien sur les réseaux sociaux. Et ça n’a jamais manqué : à chaque fois vous étiez heureux comme toi et moi j ‘avais « réussi mon coup ». Youpi !

Merci donc.

Grâce à vous je sais que je suis « dans mon axe », comme je le dis si souvent. Alignée avec mes compétences professionnelles mais aussi émotionnelles et comportementales.

Parce que préparer, accompagner, partager, écouter, ciseler chaque circuit sur-mesure tout en vous garantissant les prix les plus bas possibles, pour vous embarquer tous, les amis, les voisins, les amoureux, les papas, les mamans, les enfants, les tontons, les tatans, les grand-parents, les collègues, les chiens et plus encore… c’est vraiment moi.

D’aussi loin que je me souvienne – d’aussi loin qu’on me raconte aussi surtout – la petite chipie à grosse tête, haute comme trois pommes, chantant comme une mini casserole, les genoux toujours écorchés, courant sans se lasser le long de ces collines haut-beaujolaises a toujours butiné d’une frimousse à l’autre, heureuse et pas peu fière de déposer comme un trophée ici quelque banale fleur froissée ou là quelque bonbon collant tiré du fond d’une poche.

Merci encore donc à mon père, mes oncles et mes tantes qui m’ont donné très tôt le goût de la liberté pure, de la gourmandise, du rire, des grandes tablées et des grands espaces et de la générosité sans chichis.

Merci encore donc à vous. De vibrer aussi volontiers à mes modestes rêves d’enfant et me permettre de vivre de ce qui me donne le plus de joie au monde : le partage.

Vivement d’autres rires, d’autres échappées belles, d’autres surprises.

Vivement d’avoir cinq ans à nouveau, ensemble. Et pas un seul souci en tête !

YOUPI !